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La version finalisée, largement enrichie et corrigée de cette première ébauche de cours est parue, dans la collection Info+
chez les éditions Ellipses, sous le titre UML 2 - de l'apprentissage à la pratique (cours et exercices) (FNAC, amazon.fr)


2.4  Notions générales du langage UML

Les éléments du langage UML que nous abordons ici ne sont pas spécifiques au diagramme de cas d’utilisation mais sont généraux. Nous avons déjà utilisé certains de ces éléments dans ce chapitre et nous utiliserons les autres dans les chapitres qui suivent, notamment dans le chapitre sur les diagrammes de classes (section 3).

2.4.1  Paquetage


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Figure 2.10: Représentations d’un paquetage

Un paquetage est un regroupement d’éléments de modèle et de diagrammes. Il permet ainsi d’organiser des éléments de modélisation en groupes. Il peut contenir tout type d’élément de modèle : des classes, des cas d’utilisation, des interfaces, des diagrammes, … et même des paquetages imbriqués (décomposition hiérarchique).

Un paquetage se représente comme un dossier avec son nom inscrit dedans (figure 2.10, diagramme de gauche). Il est possible de représenter explicitement le contenu d’un paquetage. Dans ce cas, le nom du paquetage est placé dans l’onglet (figure 2.10, diagramme de droite).

Les éléments contenus dans un paquetage doivent représenter un ensemble fortement cohérent et sont généralement de même nature et de même niveau sémantique. Tout élément n’appartient qu’à un seul paquetage. Les paquetage constituent un mécanisme de gestion important des problèmes de grande taille. Ils permettent d’éviter les grands modèles plats et de cloisonner des éléments constitutifs d’un système évoluant à des rythmes différents ou développés par des équipes différentes.

Il existe un paquetage racine unique, éventuellement anonyme, qui contient la totalité des modèles d’un système.

2.4.2  Espace de noms

Les espaces de noms sont des paquetages, des classeurs, etc. On peut déterminer un élément nommé de façon unique par son nom qualifié, qui est constitué de la série des noms des paquetages ou des autres espaces de noms depuis la racine jusqu’à l’élément en question. Dans un nom qualifié, chaque espace de nom est séparé par deux doubles points (::).

Par exemple, si un paquetage B est inclus dans un paquetage A et contient une classe X, il faut écrire A::B::X pour pouvoir utiliser la classe X en dehors du contexte du paquetage B.

2.4.3  Classeur

Les paquetages et les relations de généralisation ne peuvent avoir d’instance. D’une manière générale, les éléments de modélisation pouvant en avoir sont représentés dans des classeurs1. Plus important encore, un classeur est un élément de modèle qui décrit une unité structurelle ou comportementale.

Un classeur modélise un concept discret qui décrit un élément (i.e. objet) doté d’une identité (i.e. un nom), d’une structure ou d’un état (i.e. des attributs), d’un comportement (i.e. des opérations), de relations et d’une structure interne facultative. Il peut participer à des relations d’association, de généralisation, de dépendance et de contrainte. On le déclare dans un espace de noms, comme un paquetage ou une autre classe. Un classeur se représente par un rectangle, en traits pleins, contenant éventuellement des compartiments.

Les acteurs et les cas d’utilisation sont des classeurs. Tout au long de ce cours, nous retrouverons le terme de classeur car cette notion englobe aussi les classes, les interfaces, les signaux, les nœuds, les composants, les sous-systèmes, etc. Le type de classeur le plus important étant, bien évidemment, la classe (cf. section 3).

2.4.4  Stéréotype

Un stéréotype est une annotation s’appliquant sur un élément de modèle. Il n’a pas de définition formelle, mais permet de mieux caractériser des variétés d’un même concept. Il permet donc d’adapter le langage à des situations particulières. Il est représenté par une chaînes de caractères entre guillemets (<< >>) dans, ou à proximité du symbole de l’élément de modèle de base.

Par exemple, la figure 2.4 représente un cas d’utilisation par un rectangle. UML utilise aussi les rectangles pour représenter les classes (cf. section 3). La notation n’est cependant pas ambiguë grâce à la présence du stéréotype << use case >>.

2.4.5  Note


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Figure 2.11: Exemple d’utilisation d’une note pour préciser que le solde d’un compte doit toujours être positif.

Une note contient une information textuelle comme un commentaire, un corps de méthode ou une contrainte. Graphiquement, elle est représentée par un rectangle dont l’angle supérieur droit est plié. Le texte contenu dans le rectangle n’est pas contraint par UML. Une note n’indique pas explicitement le type d’élément qu’elle contient, toute l’intelligibilité d’une note doit être contenu dans le texte même. On peut relier une note à l’élément qu’elle décrit grâce à une ligne en pointillés. Si elle décrit plusieurs éléments, on dessine une ligne vers chacun d’entre eux.

L’exemple de la figure 2.11 montre une note exprimant une contrainte (cf. section 4.1) sur un attribut.


1
Certains éléments, comme les associations, peuvent avoir des instances bien qu’ils ne soient pas représentés dans des classeurs.



UML 2 – Laurent Audibert
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Ce cours a déjà été consulté fois. Ce document a été traduit de LATEX par HEVEA

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